de la fin du Ve siècle av. J.-C. au IVe siècle ap. J.-C.

Trois grandes phases sont attestées par les vestiges et le mobilier :

Le sanctuaire gaulois : un abondant dépôt de la fin du Ve s. au milieu du Ier s. av. J.-C.
Une longue palissade, des fosses et des trous de poteau, observés à l’ouest, ne permettent pas de restituer des bâtiments. Ces niveaux laténiens sont connus par des objets de parure, des armes, des monnaies et quelques rares fragments de céramique.

Plan général et localisation des vestiges laténiens.

Le sanctuaire romain entre le Ier s. av. J.-C. et le Ier s. ap. J.-C.

Un premier état est construit en bois au Ier s. av. J.-C. Au nord, une voie longée par des fossés bordiers donne accès à une palissade qui épouse la topographie naturelle du terrain. Cette palissade limite une aire sacrée recouvert d’un lit de gravier. L’édifice cultuel est également bâti sur des poteaux en bois.
Le second état en pierre au Ier s. ap. J.-C. comprend à l’ouest un portique à avancées, encadré de deux pavillons d’angle. La cour est recouverte également d’un lit de gravier. Le temple, placé à la rupture de pente se compose d’une cella sous forme d’une tour carrée entourée d’une galerie périphérique. Les bases de statues attestent, dès cette époque, le culte de Mars Mullo et de l’empereur régnant.

Fouille des états du Ier siècle av. au Ier siècle ap. J.-C.

L’apogée du sanctuaire de la seconde moitié du IIe s. au début du IVe s. ap J.-C.

À la fin du Ier s. ap. J.-C., le sanctuaire est reconstruit selon le plan des grands monuments religieux de Rome. Les vestiges du chantier de construction sont scellés sous le sol de la cour qui constitue une grande esplanade entourée de portiques. Les travaux du grand temple à cella circulaire sur podium s’échelonnent de 80 – 90 ap. J.-C. jusqu’à 110 - 130 ap. J.-C.  Les travaux de finition du temple, puis l’aménagement de la cour et des portiques se terminent vers 140 - 160 ap. J.-C. Le sanctuaire est fréquenté jusqu’au début du IVe s. ap. J.-C. et reçoit une série de dédicaces offertes par la Civitas des Aulerques Cénomans.

Crédits :
Texte : Véronique Brouquier-Reddé UMR 8546 CNRS/ENS
Plans : UMR 8546 CNRS/ENS, CAPRA.