L’édifice cultuel est bâti au centre de l’espace semi-circulaire de la cour, bordé par le portique occidental. Connu sous le nom de La Tour aux Fées dès le XIXe s., la maçonnerie en opus vittatum est le seul vestige conservé du temple construit à la fin du Ier s. après J.-C. ; son sommet correspond à la plate-forme du podium, soit une hauteur de 4 m. Ce podium est long de 31,20 m sur 12,40 m de largeur en façade antérieure et 19,90 m en façade postérieure. Un caniveau, construit en blocs en grand appareil, draine les eaux de pluie.
Un escalier axial, à l’est, comprenait deux volées de marches, séparées par un palier et bordées par des murs d’échiffre, distants de 9 m. La façade antérieure est décorée de quatre colonnes (tétrastyle), couronnées de chapiteaux d’ordre corinthien ; elle était surmontée d’un fronton figuré. Le vestibule (pronaos) est délimité par trois colonnes sur le côté.

Superposition de la restitution 3D et des vestiges.

Les façades latérales nord et sud et la façade postérieure sont rythmées par six colonnes (hexastyle) ; la galerie du péristyle étroite ne permettait pas la déambulation. L’édifice cultuel est composé d’un vestibule (pronaos), profond de 9 m, ouvert sur la colonnade et d’une cella de plan circulaire de 12,40 m de diamètre. Celle-ci formait une tour maçonnée de 17,50 m de hauteur et couronnée par un entablement en grand appareil constitué de blocs trapézoïdaux. Elle abritait la statue du dieu.
L’accès au temple était réservé aux prêtres. L’autel des sacrifices devait être placé au milieu de l’escalier car aucun vestige de celui-ci n’a été retrouvé devant le temple.

Crédits :
Texte : Véronique Brouquier-Reddé UMR 8546 CNRS/ENS
Plans : UMR 8546 CNRS/ENS, CAPRA.