Historique des recherches

La Tour-aux-Fées a suscité la curiosité des érudits à partir du 18e siècle. Elle fut identifiée à un monument funéraire par Camille Jullian, puis à la cella d’un temple par Pierre Térouanne lors de ses fouilles entre 1954 et 1969. Cet Allonnais, passionné d’archéologie, a identifié les vestiges à ceux d’un vaste sanctuaire romain, recouvrant un site gaulois.
Les recherches programmées, entre 1994 et 2011, ont caractérisé les différentes phases d’occupation et surtout mis en évidence la place prépondérante du sanctuaire au sein de l’agglomération antique d’Allonnes et de la cité des Aulerques Cénomans.

Le chantier de construction

La reconstruction du sanctuaire à la fin du Ier s. ap. J.-C. a nécessité la démolition des édifices antérieurs et le remodelage du terrain, en particulier l’apport d’épais remblais sablo-argileux. Les étapes du chantier de construction sont conservées sous le sol de la cour.

La cour

La cour mesure 80 m sur 82 m, soit une superficie de 7185 m2. Deux allées permettaient aux fidèles de circuler dans cet espace. Une allée reliait l’entrée orientale au temple. Une allée transversale couvrait l’espace entre l’entrée nord accessible depuis l’extérieur par un escalier de 24 marches à la façade de l’exèdre centrale sud. Des bases d’offrandes ou les enclos plantés sont installés de part et d’autre des deux entrées et devant l’exèdre sud. Face au temple, était installée une fontaine de plan hexagonal, protégée par une toiture. Le reste de la cour était végétalisé.

La fontaine

Une fontaine de plan hexagonal se trouvait au centre de la cour.

L’entrée nord

Le sanctuaire était accessible au nord par une entrée latérale, précédée par un haut escalier.

Fouilles du portique nord
Fouilles du portique nord

Crédits :
Texte : Véronique Brouquier-Reddé UMR 8546 CNRS/ENS
Plans : UMR 8546 CNRS/ENS, CAPRA.